LA GRANDEUR DE MOHAMMED, PAIX ET SALUT D’ALLAH SUR LUI, ET DE SES PROCHES


Sais-tu pourquoi les musulmans aiment Mohammed ?
Et pourquoi ils estiment qu’il est le meilleur des hommes ?
 
La biographie de Mohammed, paix et salut d’Allah sur lui, est un miracle.
 
Sa vie était unique en son genre à cause des particularités qu’Allah a créées  en lui afin de le préparer à transmettre le message de l’Islam, donc sa vie est le deuxième miracle après son plus grand miracle qui est le Coran.
Il était un être humain et Allah lui a ordonné de répéter cette réalité, et de la proclamer aux gens pour qu’ils ne le prennent pas pour un dieu, ou qu’ils lui donnent des attributs divins. Son Seigneur, gloire à Lui Le plus Haut lui a dit dans le Coran : { Dis: ‹Je suis en fait un être humain comme vous. Il m’a été révélé} (La caverne, verset 110).
 
(Un être humain comme vous ) dans les caractéristiques générales qui sont propres à l’être humain, mais en réalité il n’y a pas parmi les êtres humains, quelqu'un de semblable dans sa grandeur, et Allah n’a pas créé ce genre d’homme parmi les descendants d’Adam sauf un seul homme du nom de Mohammed bin Abdou Allah salut sur lui et sur son père Ibrahim, et sur Moussa ( Moïse ) et Issa ( Jésus ) et sur tous les prophètes.
 
Et parmi les injustices qu’on peut faire à Mohammed et l’injustice qu’on peut faire à la réalité, est de le comparer à l’une de ces milliers de personnes importantes dont les noms sont inscrits dans les registres de l’histoire depuis que le temps existe. Parmi ces importantes personnes, celles qui furent grandes à cause de leur intelligence, mais n’avaient pas de compassion et n’avaient pas d’éloquence. Il y a celles qui furent dotées d’éloquence et d'imagination, mais dont l'intelligence était ordinaire. Il en fut d'autres qui excellèrent dans l’administration ou le commandement, mais qui avait un  comportement caractérisé par la perversité .
 
 Mohammed, paix et salut d’Allah sur lui, fut le seul à réunir la grandeur humaine sous toutes ses formes, et il n’y a pas parmi ces gens un qui ne fit pas tout ce qui était en son pouvoir pour cacher ou camoufler un aspect de sa vie ou des défauts qui le caractérisaient craignant que les gens ne soient informés de cela et découvrent ses vices, ses secrets, et ce qui met en exergue sa faiblesse et sa déviance. Mohammed est le seul qui exposa sa vie à tout le monde, tel un livre ouvert qui ne contient aucune page pliée ou une ligne cachée et tout le monde peut y lire ce qu’il veut.
 
Il est le seul qui autorisa ses compagnons à tout dévoiler à son sujet. Ils ont vu tout ce qu’ils ont pu voir sur sa personne, que ce soit dans les moments de joie ou de faiblesse humaine, telle que la colère, l’envie, et l'effervescence.Ses femmes ont rapporté tout ce qui était entre lui et elles, comme l’a fait Aïcha en racontant de son vivant et avec sa permission, sa manière d'agir chez lui et avec sa famille, parce que tous ses actes sont religion et jurisprudence. S’il n’y avait pas parmi les lecteurs de jeunes gens et des femmes, je vous aurais évoqué quelque-uns des nombreux récits que l'on trouve dans les livres de la tradition prophétique, d'histoire et de jurisprudence.
 
Ils ont rapporté tous ses actes, y compris ceux qui relèvent des besoins naturels humains. Nous savons comment il mangeait, comment il s’habillait, comment il dormait, comment il se soulageait des besoins naturels, et comment il se purifiait de ses impuretés.
Montrez-moi un autre grand homme qui de son propre gré se présente au gens et leur dit : voici toute ma biographie, et tous mes actes. Prenez-en connaissance, et montrez-les à mes amis et mes ennemis, et que celui qui le désire cherche des failles.
 
Montrez-moi un autre grand homme dont la biographie fut écrite d’une manière aussi détaillée, dont les faits  et les secrets sont connus après mille quatre cents ans, comme nous connaissons la biographie de notre prophète.
La grandeur est soit due à une grandeur d'âme, de comportement, de particularités, ou de traits de personnalité, soit à cause de grandes œuvres nobles accomplies par cette grande personne, soit à cause des traces qu’elle laisse dans l’histoire de sa communauté ou dans l’histoire du monde.
 
La grandeur de toute personne est liée à l'un de ces facteurs, alors que la grandeur de Mohammed est liée à tous ces facteurs, car il réunit toutes les causes de la grandeur. Il était grand de par ses particularités, grand de par ses actes et grand de par les traces laissées.
Dans certains cas, la grandeur de ces hommes se limite aux bienfaits apportés à leur peuple au détriment du mal causé aux autres, telle que la grandeur des grands guerriers et des explorateurs.
 
Soit c’est une grandeur universelle, mais limitée par le champ d'application, telle que la découverte de l'une des lois naturelles établies par Allah et qu'Il garda secrètes, afin que nous utilisions notre intellect pour les atteindre, ou la découverte d’un remède à une maladie, ou la formulation d'une théorie philosophique, ou la formulation de l'un des principes de l’éloquence, ou un récit de grande intelligence, ou la composition d'un magnifique poème.Quant à la grandeur de Mohammed, elle fut d'une portée universelle et englobante tous les sujets.Il était fermement convaincu du message qu'il délivrait aux gens, alors que beaucoup de prêcheurs passés et présents, que nous connaissons, disent avec leur langue ce qui est en contradiction avec leurs actes. Ils font des recommandations au grand publique qu'ils ne mettent pas en pratique chez eux. Leur nature finit par avoir raison d’eux dans les moments d’envie, de crainte, de colère, de famine et de besoin. Et ils oublient tout ce qu’ils disent.
 
Je ne fais allusion à personne en particulier mais je prends mon propre exemple. J’essaye d'élever mon âme lorsque je tiens une conférence et quand j’écris des paroles de prêche menant au chemin de la vérité, du bien, et de la guidance. Dès que j'élève un peu mon âme, la lourdeur de ma nature et les passions de mon âme incitant au mal reprennent le dessus. Les gens constatent cela des prêcheurs et des sermoneurs et finissent par ne plus écouter ce qu'ils disent et les conseils des prêcheurs et leurs dires n'ont plus d’influence sur la communauté.Le Prophète, paix et salut d’Allah sur lui, ne réunissait pas les gens pour leur expliquer les lois de l’islam, et n’a pas initié pour cela des heures de leçon dans une école. Il ne s’est jamais assis dans un groupe de prêche, mais plutôt, il transmettait les révélations qui lui venaient à la maison, dans la rue, dans la mosquée et il ordonnait le bienfait et déconseillait le mal quand le besoin s'en faisait sentir. Il le fit à travers ses paroles et ses actes, et il expliquait cela à travers ses actes et ses paroles. Son comportement était le Coran. Vous entendez cette parole et vous ne réfléchissez pas sur son sens et sa signification mes chers : chacune de ses paroles et de ses comportements sont des versets qui sont lus, des conférences, des leçons et des conseils qui sont donnés, car tous relatent ce que le Coran ordonne.Il faisait la prière nocturne jusqu'à ce que ses pieds se fendent, et demandait constamment pardon à Allah, et on lui dit : “Allah ne t’a-t-Il pas pardonné tes péchés passés et futurs ? “, ce à quoi il répondit : ‘‘ Ne devrais-je pas être un serviteur reconnaissant ? ’’ Toutes ses oeuvres étaient des actes de prière, parce que toute personne qui s’adonne au bien, éloigne le mal et œuvre pour le bien-être de tous, s’il fait cela pour qu’Allah soit satisfait de lui, cela est une prière pour son auteur. Je donnerai un seul exemple de sa foi à laquelle il appelait les gens.
 
Un cas celui- eut lieu au temps du prophète. Une fille issue d’une des familles les plus nobles de Kourayche de Bani Makhzoum, de la famille d’Al Walid qu’on surnomme Al Wahid, la famille de Khalid qui était le chef de guerre de la communauté, et cette famille est la troisième famille la plus noble après Hashim et Oumayya. Cette fille vola et sa culpabilité fut attestée et sa sentence fut édictée. Des gens commencèrent à intercéder en sa faveur, sachant que le prophète était un homme qui avait de la pitié et qu'il était tolérant, et ils croyaient qu’il allait l’épargner. Et voilà qu’il se mit en colère et leur fit comprendre que les peuples avant eux ont été anéantis, car lorsque le noble parmi eux commettait un crime ils le laissaient mais quand le faible parmi eux commettait un crime ils le punissaient.
 
Et il fit sa déclaration étonnante qui constitue une des bases de l’islam et selon laquelle il n’y pas de tolérance, de pardon, ou d’interventionnisme dans les sentences : ‘’ Et je jure par Allah si Fatima la fille de Mohammed venait à   voler je lui couperais la main “.
Et cela était quelque chose de normal pour lui car il ne vivait que de l'appel à l'Islam et pour l’appel à l’islam. Ses passions suivaient ce qui lui était révélé.  Ses relations avec les proches, les amis et les bienfaits à autrui prenaient fin s'ils empêchaient l'appel à l’islam.
 
Le prophète était semblable aux autres concernant les habitudes alimentaires et vestimentaires et les besoins naturels du corps humain. Il n'était pas avide d'abstinence ou d'austérité comme font certains qui prétendent être ascètes. Il ne s'efforcait pas de s’habiller tel un pauvre, mais au contraire, il mangeait ce qu’on lui présentait de bon, et si cela ne lui plaisait pas – mais qui était licite - il ne le mangeait pas et ne le dénigrait pas. Il n’a jamais été rapporté à son sujet le dénigrement de la nourriture, et si la faim était trop intense et qu'il ne trouvait pas quoi manger il attachait une pierre sur son ventre. Il s’habillait de tout ce qu’il pouvait trouver, et n’avait pas de préférence pour un genre particulier, un model particulier, ou une couleur particulière.
 
Il portait tantôt le turban sur la calotte, tantôt la calotte sans le turban et tantôt le turban sans la calotte. Il se vêtit également d'une chemise, d'une cape, d'un pagne, d'un manteau, d'une toge, non pas comme ces larges toges aux manches larges, mais bien une toge ayant des manches étroites. Son turban n'était pas comme ces turbans que nous connaissons, mais plutôt comme les turbans utilisés par les habitants de Hedjaz, un bout de tissu entouré autour de la tête, et si le besoin ne s'en faisait pas ressentir ils le jettait sur l’épaule. Il était également utilisé pour la paix ou pour attacher le prisonnier de guerre. Les turbans chez les habitants du Moyen-Orient sont plus qu’une nécessité naturelle à cause de la chaleur ardente de la région, donc ils les utilisent pour protéger leurs têtes des rayons du soleil, et c’est pour cette raison qu’il est dit souvent que ‘’ le turban est la couronne des arabes ’’. Il ne préfèrait pas un turban d’une couleur particulière, et le jour de la conquête de la Mecque son turban était de couleur noire.
 
Et l’islam n’interdit aucune forme d’habillement sauf ce qui laisse paraître la nudité, ce qui est en soie pour les hommes ou ce qui caractérise les gens d’une religion autre que l’islam et qui laisse penser que la personne est adepte de cette religion tel que l’habillement des prêtres par exemple. L'islam interdit également à l'homme et à la femme de porter ce qui a été conçu exclusivement pour l'autre sexe, ou des vetements dont les prix sont exhorbitants ou inutiles. A l'exception de cela, tous les autres vêtements sont autorisés en islam.
 
Et le prophète, paix et salut d’Allah sur lui, n’a pas interdit les biens de ce bas monde qu’Allah a créés pour Ses serviteurs, et ni les jouissances de la richesse. Il ne rejetait et ne refusait rien de cela lorsqu'il les trouvait, mais il ne les cherchait pas avec acharnement et ne faisait pas de cela la chose la plus importante pour lui dans ce bas monde.
 
Il s’est aussi libéré du désir de la richesse et de la renommée. Vous savez que les Qouraysh lui ont proposé tout ce qu’il désirait de leur richesse si cela l’intéressait et ils lui ont aussi proposé le pouvoir si c’était le pouvoir et la royauté qui l’intéressaient. Ils lui ont proposé tout ce que la nature de l’homme désire et à laquelle elle est attachée pour qu’il abandonne son appel à l’islam, mais il rejetta tout ce que ces derniers lui proposèrent et les traitaient avec compassion.
 
Et il s’est aussi libéré de ce qui est en rapport avec les envies sexuelles et certains orientalistes ayant étudié le prophète, sur lui la paix et le salut, avec  cet esprit mondain malade, le comparent à certains de leurs grands hommes, et le confondent avec ces derniers.
 
Ils ont vu qu’il s’est marié à neuf femmes et ils dirent : c'est un homme libidineux ! Ils le prennent pour l'un de ces hommes de guerre ou de plume.
 
Ils viennent donc avec cet état d’esprit pour étudier la biographie du prophète, paix et salut d’Allah sur lui, et ils sont rentrés dans l’égarement en disant qu’il est un homme érotique, avec l’ignorance de la psychologie, et l’ignorance de l’histoire de Mohammed, loin de la neutralité et l’intégrité dans la recherche.
 
L’intervalle d’âge dans lequel l’envie sexuelle est la plus élevée se situe entre la puberté et vingt cinq ans et c’est l’âge de tous les dangers. Durant cet intervalle toute personne censée et intelligente doit se tenir éloignée de tout ce qui est en rapport avec la nudité et la mixité, et le fait de regarder ce qui est prohibé, et s’abstenir d’y penser régulièrement, même si la mixité est pour des raisons scolaires et d’apprentissage. Mohammed n'était en rien semblable aux jeunes de son âge qui se vautraient dans ce genre de perversités, étant donné qu'ils vivaient dans une société où ni les lois ni les moeurs ne l'interdisait. 
 
La biographie de Mohammed est à la portée de ses amis et ses ennemis, et exposée à tous les regards. Y a-t-il quelqu'un pour témoigner qu'il faisait partie de ces jeunes attirés par l’envie démesurée, les jouissances et les distractions
 ?
 
Une seule fois il eut l’intention de prendre part à une réjouissance comme le faisaient les jeunes de son âge, mais ce jour-là Allah l’a endormi pour l’empêcher de prendre part à cette réjouissance. S'il avait été impliqué dans un scandale est-ce que ceux qui le critiquent parmi les idolâtres se seraient tus alors qu’ils faisaient tout pour lui nuire ? 
 
Il s’est marié à l’âge de vingt cinq ans, mais est-ce qu’il s’est marié avec une fille vierge et belle, ou bien s’est-il marié avec une femme veuve qui avait l’âge de sa mère, dans la quarantaine et veuve ? Un bon nombre de ses femmes n’étaient-elles pas des veuves et ne les a-t-il pas épousées par intérêt ? Allah l'a certes autorisé à se marier à plus de quatre femmes, et lui a accordé plus que le reste des musulmans, mais il lui a interdit un droit accordé à tous les époux qui est celui du divorce. L'envie sexuelle n’est pas un défaut, et comment pourrait-elle l’être alors qu’elle est signe de masculinité ? Et quelle est la particularité de l'homme si ce n'est cette dernière ? Mais le défaut est que l’homme ne vive que pour cela, et qu’il ne pense qu’à cela, et qu’il aille à sa recherche d’une manière illicite.
 
Et l’histoire de son mariage avec Zainab qui a suscité des polémiques, ne mérite pas de réponse, parce qu’en réalité la base de cette polémique avait pour but de détourner la vérité ou était le fruit d'une mauvaise interprétation des faits apparents. Zainab était une belle fille et une proche du prophète, sur lui la paix et le salut, et s’il avait voulu l'épouser, il l'aurait épousé et cela aurait été son plus grand souhait à elle, et celui de sa famille, mais Allah en fit le coeur d'une réconciliation entre deux, prônée par l'islam. L'un d'eux servit d’expérience et le deuxième fut la personne même du prophète.
 
L’islam a voulu mettre fin à la domination de l’ignorance et ce sentiment de classe sociale, à travers le mariage de Zainab, qui était issue d’une des familles les plus nobles des arabes, avec Zaid qui était un captif adopté par le prophète et qui n'avait aucun rang reconnu par les arabes et équivalent à ceui de Zainab, mais on le lui maria contre son gré et contre le gré de sa famille. Leur vie conjugale fut une succession de problèmes, et chacun des deux souhaitait la séparation, mais le prophète lui interdisait de la divorcer, et il lui disait : ( garde ta femme et craint Allah ), jusqu'à ce que la goutte d’eau fit déborder le vase et qu'il n’y ait plus d’autre solution… et il la divorça !
 
Voici la deuxième expérience qui fut plus difficile et plus pénible : il incomba au prophète de prendre la responsabilité de se marier à Zainab, pour mettre fin à la tradition de l'adoption, et pour montrer qu’il n’est pas interdit d'épouser  la femme de “son fils adoptif”. Le plus difficile étant les critiques à l’encontre de Mohammed, parce que les gens considéraient qu’il épousait la femme de son fils, et cette situation fut la situation la plus difficile que le prophète ait vécu, et malgré cela il la supporta par soumission aux ordres d’Allah.
 
Donc, cet évènement n'était pas aussi anodin et n'était en rien conforme à ce qu'ils ont put dire à son sujet et c'est afin de dire la vérité pour celui qui ne la connaissait pas parmi les lecteurs que je l'ai évoqué. La force corporelle consiste à surmonter les besoins matériels, et la force du cœur consiste à se contrôler lors des débats, mais il existe une plus grande force, parce qu’elle est la victoire sur ce qui est plus grand que le matériel et les débats, c’est la force du comportement, car elle est la victoire ou le contrôle de soi-même, sa nature, ses excès, ses envies et ses tendances. Le sujet relatif au contrôle de soi est sans polémique et le prophète a évoqué le sujet avec un langage claire à plusieurs occasions. Il dit : ’’ L’homme fort n’est pas celui qui vainc – son adversaire -, mais le fort est celui qui arrive à se contrôler lorsqu’il est en colère. ’’ Et ceci est une vérité que vous pouvez constater en vous-même. Si la force nécessaire pour dominer son adversaire est de un sur une échelle de cent, et bien la force qui permet de contrôler ta colère, et éteindre son feu dans ta poitrine, et que tu montres le calme dans tes mouvements, ta voix, et ton langage est elle de cent. Essaie de te présenter devant un homme en colère qui est aveuglé par sa colère au point qu'il n’arrive plus à voir ce qui est devant lui, et de lui faire des rappels sur le bon comportement, la tolérance et le pardon, pour voir si tu en trouves un parmi dix mille qui acceptera de revenir à la raison dans ce genre de situation.
 
Imagine qu’un homme tue la personne que tu aimes le plus, et qui est la plus importante pour toi et qu'il se présente à toi, soumis à la plainte que tu as déposé, vas-tu oublier les larmes que tu as versées sur ton proche, et la   peine du cœur que cela t’a causée…...vas-tu pardonner ?
 
Le prophète, sur lui la paix et le salut, pardonna au “ sauvage “ ( Wahshi ) le meurtrier de son oncle Hamza, lorsqu'il entra en islam et ne lui nuisit pas, mais sa nature humaine eut raison de lui, sans être en contradiction avec l’islam et lui dit : ’’ Reste hors de ma vue .’’ L'homme évitait ainsi de se retrouver en face de lui.
 
Et Hind la femme d’Abou Soufyan qui avait de la haine pour le prophète et son appel à l’islam, et fit ce qu’une femme ne fait pas, que l’être humain ne fait pas, et que ni la hyène ni la panthère ne font : elle ouvrit la poitrine de Hamza puis elle sortit son cœur et le mangea. Hind qui manigança et fit la guerre au prophète par tous les moyens, se vit pardonner par le prophète, sur la paix et le salut, la laissa prêter serment et accepta son entrée en islam.
 
Et les habitants de Taïf dont vous connaissez les actes à l’encontre du prophète, furent pardonnés quand ils entrèrent en islam. Voici un fait plus marquant, l’exemple le plus important dans ce domaine, de tout les temps. Les habitants de la Mecque qui l’ont persécuté, lui et ses compagnons, et l’ont maltraité, dans sa chair, son esprit  sa religion et ont raconté des choses sur lui, lui ont fait ainsi qu'à ses compagnons du mal, l’ont stigmatisé et l’ont exclu, lui ont mis des épines sur son chemin, lui ont posé les entrailles d’une chamelle sur sa tête pendant qu’il était en prosternation, et ont dit à son encontre différentes sortes de moqueries, et cela pendant très longtemps, non pas un jour ou deux, ni un an ou deux, mais plutôt pendant treize ans, ensuite ils lui ont fait la guerre et ont égorgé ses proches et ses compagnons, jusqu'à ce qu’il finisse par avoir la victoire sur eux et qu'il les réunisse devant lui devant la Kaaba,  sans défense et avilis. Et l’heure de la vengeance vint…non, laissez le mot de la vengeance parce qu’il ne convient pas pour à cette situation, l’heure de la punition et de la justice, en réponse à une longue chaine de persécutions, d’offenses de toutes sortes, et voila qu’il leur dit : ‘’ Que pensez-vous que je vais faire de vous ?’’
 
Ils se rappellent de ce qu’ils ont fait et ils savent ce qu’ils méritent, mais ils se rappellent aussi du comportement de Mohammed, et quel type d'homme il est  et dirent : “ Un frère généreux, et fils d’un frère généreux ” et ils se turent en attendant un jugement définitif. Si le jugement avait été la condamnation à mort de tous, nul n'aurait trouvé dans les écrits historiques des véridiques parmi eux et des ennemis celui qui dirait un mot pour en vouloir à Mohammed. Mais le jugement de Mohammed fut autre, c’était un jugement surprenant dont personne ne s’attendait, une surprise qui n’a pas d’égale dans son temps et qui n’aura pas d’égale dans les temps qui viendront après lui, car il leur dit : “ Partez, vous êtes libres”.
 
Je m’excuse de vous avoir narré ce fait d’une manière brève et j’aurais souhaité lui consacrer un chapitre entier, pour que je puisse vous l’élucider comme il le faut, car sa décision nécessite le courage de plus de dix mille hommes.
 
Je suis surpris de voir que les auteurs de biographie de nos jours essaient d’exagérer dans les miracles allant même jusqu'à ajouter des miracles qui ne se sont pas produits, et quel intérêt ont-ils à le faire, alors que chaque récit de la biographie du prophète, et chaque chose en rapport avec sa personnalité, est un grand miracle en soi ?
 Et qu'est-ce qu'un miracle, si ce n’est la chose que les autres ne peuvent faire ?
Sa sincérité et son honnêteté sont des miracles dont je ne vais pas vous donner beaucoup d’exemples, car l’occasion est restreinte, mais je vous donnerai un seul exemple. Un évènement que j'ai lu des centaines de fois et que je le lisais comme une simple information, jusqu'au jour où il attira mon attention et je me rendis compte qu'il s'agissait d'un miracle, et nombreux sont les exemples similaires dans sa biographie. Vous savez tous que le prophète fit l’hégire vers Médine, il laissa Ali afin de retourner aux Qouraysh les biens qu’ils avaient déposés chez lui, mais avez vous une fois pensé à l’histoire de ses objets qu’on lui confiait?
Il retournaient ces objets aux Kouraysh, non aux musulmans, car aucun musulman n’était resté à la Mecque après l’hégire du prophète à Médine, parce qu’il fut le dernier à quitter la Mecque, comme dans un bateau qui chavire, le capitaine fait sortir les passagers et s’assure qu’ils sont sains et saufs avant de quitter lui-même le bateau.
 
L’histoire des objets confiés est que les Qouraysh ( malgré les différents qui les opposaient au prophète ), ne trouvaient aucun homme digne de confiance à qui confier leurs biens autre que Mohammed. Imaginez deux clans qui sont en guerre, guerre verbale, physique et de la croyance religieuse, ensuite les hommes d’un des deux clans font confiance et confient leurs biens matériels et financiers, à un homme du clan ennemi !
 
Est-ce que vous avez une fois entendu ce genre de choses ? Comment peuvent-ils lui faire confiance et lui confier leurs biens si ce n’est pas parce qu’il a un comportement caractérisé par une grande honnêteté, et que douter de lui relève de l’impossibilité. Ainsi était Mohammed !
 
Et le jour de la bataille de Badr, alors qu'il passait devant les rangs pour les ajuster et tenait un bâton en bois, il trouva Sawad bin Gazyah en dehors du rang et le poussa avec le bâton en tapotant son ventre et lui dit : “ Rejoins la ligne ô Sawad .” Il dit : “ ش messager d'Allah tu m’as fait mal, alors qu’Allah t’a envoyé avec vérité et justice. ” Imaginez une situation dans laquelle un simple soldat fait des reproches au chef suprême de l’armée, que pensez-vous qu’il fera de lui ?
Le punira-t-il ? Lui fera-t-il des reproches ? Ou arrivera-t-il à le pardonner de bon cœur ? Ou ira-t-il encore plus loin en disant : “ Pardon je te présente mes excuses ”?
 
Mais le prophète d’Allah a fait quelque chose qu’aucun autre homme n'aurait fait, et que personne ne peut imaginer, il lui a découvert son ventre et lui a tendu le bâton en bois et lui a dit : “ Venge-toi ”, c'est-à-dire fais-moi mal comme je t'ai fait.
Il fit cela contre sa propre personne alors qu’il est le meilleur de la race humaine !
 
Tel était Mohammed !
 
La biographie de toute sa vie est un miracle, tous les grands de ce monde sont incapables d’avoir une biographie semblable à la sienne car dans tous les domaines de cette biographie se trouvent fierté et grandeur : la force physique, la forme athlétique et son esprit cartésien. Il persévérait jusqu'à l'obtention de la victoire, et la défaite ne le tourmentait pas jusqu'à le mettre en colère et émécher sa volonté. Il était ferme pendant les moments les plus difficiles à tel point que ses compagnons se cachaient derrière lui et son courage était tel que même les hommes les plus forts le craignaient, et il était modeste avec le pauvre et le misérable, et soutenait l’handicapé et la personne âgée.
 
Sa biographie est truffée d'exemples montrant sa prise de position en faveur de la vérité, la véracité du message qu'il transmettait d’Allah, même les versets qui font allusion aux erreurs qu’il a commises et les reproches qui lui sont faits. Il respectait ses engagements, quelque soit la difficultés et les obstacles qu’il rencontrait pour respecter sa parole, que ce soit pour ses intérêts personnels ou ceux de la nation. Son raffinement et sa sensibilité étaient élevés et c’est lui qui a enseigné les bonnes manières de manger et les règles de la proprété qu'il mettait en pratique en présence des compagnons. Il menait le même train de vie que ses compagnons et s'assayait là où se trouvait la dernière place dans une assemblée, au point qu'un inconu ne pouvait le distinguer du reste des compagnons et demandait : “ Lequel parmi vous est Mohammed” ?
 
Tout le monde aimait Mohammed, car il ne se distinguait ni dans son assise, ni dans son habillement. Il était comme eux dans toute chose. Il avait un comportement exemplaire et tolérant à l’endroit des femmes, dans son comportement à la maison avec sa famille, ses plaisanteries véridiques, sa modestie et son refus d’être considéré comme un roi.
 
Il a interdit à ses compagnons de se lever pour le saluer. Il s’occupait des besoins de sa famille et il réparait ses sandales lui-même..
Il a vécu une vie de pauvre et ne s’est pas préoccupé de la richesse malgré qu’il était capable de vivre dans un château plus luxueux que celui de Kaysar, mais il a choisi l’au-delà et la hauteur totale de toutes les démeures de ses neuf femmes ne dépassait pas vingt cinq mètres.La demeure de Aicha a été construite de torchis et de terre. Elle était tellement étroite que cela ne suffisait pas pour qu'il puisse prier pendant qu'elle dormait. Lorsqu'il voullait se prosterner il poussait ses pieds afin d’avoir de l’espace pour le faire et quant à sa nourriture, Aicha rapporta qu'il leur arrivait de passer un ou deux mois sans qu’on allume du feu dans la maison du prophète pour faire cuire du pain. Et on lui demanda : “ Et que mangiez vous ? ”
  Elle dit : “ Des dattes et de l’eau ”Telle était la nourriture de la famille du prophète d’Allah !
 Il était unique dans son intelligibilité et son éloquence et il était le plus clair dans ses discours…
Dans tout cela se trouve un miracle et la preuve qu’Allah ne l’a pas choisi pour le plus important des messages, et n’a pas fait de lui le seau des prophètes sans l’avoir préparé pour cala d'une manière qui fait de lui un être unique parmi les fils d’Adam, et que nul n'est aussi complet que lui, paix et salut d’Allah sur lui.
 
Et Allah sait mieux sur qui Il fait descendre Son message.
 
-Source : Le livre de la connaissance générale de l’islam (avec une toute petite modification)Auteur : Sheykh Ali Al-Tantawi, qu’Allah lui fasse miséricordeEdition : Daarou Al Manaara