La polygamie en Islam


   La polygamie en Islam

Sa légalité- ses règles- la sagesse qu’elle comporte

   Le mariage en Islam est un lien noble, un rang sacré et certes le Coran et la Sounna l’ont fortement recommandé en particulier aux jeunes.

Et d'autre part toute relation sexuelle hors mariage est interdite en Islam, et est considérée comme de l’adultère et un crime dont son auteur mérite la punition, et elle en outre une relation sociale déshonorante et détestable dans la communauté musulmane, mais de l'autre côté il existe une liberté pour l’homme de se marier avec plus d’une femme mais aussi la liberté de se séparer s’il n’y a pas d’entente entre les époux, il n’est donc pas obligé de vivre avec son conjoint, il est donc possible pour l’homme de divorcer tout comme pour la femme elle peut demander le divorce auprès d’un juge au tribunal, pour que chacun puisse vivre une autre vie conjugale selon leur choix.

Et la polygamie en Islam, ou le fait que l’Islam autorise à l’homme de se marier à plus d’une femme est un sujet que les musulmans observent avec consentement et satisfaction car c’est une législation divine qui vient d’Allah le très sage dans ce qu’il décrète pour ses créatures, le très connaisseur de ce qui est utile pour eux et ce qui raffermis leur vie, donc Allah, louange à lui, est le plus savant en ce qui concerne ses créatures, et il est le plus savant concernant leur instinct naturel, et il est le plus informé sur leurs constitutions psychologiques et nerveuses, c’est pour cela que sa législation est la plus complète des législations et la plus miséricordieuse, le très haut dit : {Ne connaît-Il pas ce qu’Il a créé alors que c’est Lui le Compatissant, le Parfaitement Connaisseur } [La royauté : 14]. C’est pour cela que les lois de l’Islam dans les cœurs des croyants ont un poids important et un impact, ceci en glorification et en honneur à Allah le très haut qui les a légiférées!

Par contre la positions des non musulmans concernant ce sujet est traitée soit par des gens qui ignorent cette législation ( ce qu'elle contient, ses règles, sa sagesse et ses bienfaits ) ou bien par un intransigeant aveuglé par la jalousie, et un fielleux dont l'orgueil l'a poussé à prendre ce sujet ( la polygamie ) comme un tremplin pour outrager l’Islam dans sa totalité! en exposant d'une manière affreuse l’image de la femme en Islam qui vit sous cette loi ( la polygamie ) en disant qu'il ne convient pas d'être un mode de vie à l'époque de la science, de l'avancement, du progrès, la mondialisation et des libertés!

Et pour clarifier la vérité sur le sujet ( la polygamie ) ou le fait que l’islam autorise à l’homme de se marier à plus d’une femme, nous exposons le sujet de deux manières :

Premièrement : la licité de la polygamie et ses règles.

Deuxièmement : quelle est la sagesse qui est dans l’autorisation de la polygamie, et quel est son bienfait?

A l’avènement de l’Islam les hommes se mariaient à plus ou moins dix femmes - sans limites ou conditions - , l'imam Malik a rapporté dans son livre (Mouwataa) que le Prophète, louanges et salut d’Allah sur lui, a dit à  ghailaan bin Oumaya Al-Thaqafi qui en embrassant l'islam avait dix femmes : " choisi parmi elles quatre et sépare toi du reste " ([1]).

Et Ibn Maajah a rapporté d'après Al Haarith ibn Qays qui a dit : " Je suis entré en Islam et j’avais huit femmes, j'ai donc informé le Prophète, louanges et salut d’Allah sur lui, qui a dit : " choisi quatre parmi elles ". ([2]).

Donc dans la législation de la polygamie, une limite que le musulman ne doit pas dépasser - qui est de quatre - Allah le très haut a dit :{ Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille)} [les femmes: 3] et cette législation se distingue à travers deux choses :

L’autorisation de se marier  avec plus d’une femme, avec une limite de quatre qui est le plafond le plus élevé.

 

C'est une législation qui est liée à une règle très importante et une condition très claire qui est ( la capacité d’être équitable et juste ) dans le cas contraire le musulman doit se contenter d’une seule femme.

Dans l'explication du Coran de l'imam Al Qourtoubi de ce noble verset il est cité : " dans sa parole le très haut {une seule} il a interdit le rajout qui peut entrainer le délaissement de l'équité dans le partage ou dans la vie conjugale. C'est une preuve de l'obligation de ceci ( c’est-à-dire l’équité). Ce mot est soit lu avec la terminaison "ar raf' '' ( la dhamma ) le sens serait donc: une seule est suffisante, et Al Qassi' a dit: il se contente d'une seule. Ce mot a été lu aussi avec la terminaison "an nasb" ( la fatha) avec un verbe sous-entendu, c’est-à-dire épousez donc une seule’’ ([3]).

Et dans l'explication du Coran de l'imam Ibn Kathir ce qui suit: " et sa parole le très haut : {si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez} c'est-à-dire  si vous craignez à travers la polygamie d’être injuste envers elles limitez-vous donc à une seule " ([4]).

Et dans l'explication du Coran de l'imam Ach Chawkani est cité: " et sa parole le très haut: {mais si vous craignez  de n'être pas justes  avec celles-ci alors une seule }, son sens: et si vous craignez d’être inéquitables avec vos épouses dans le partage ou tout autre chose de ce genre épousez donc une seule, dans ce verset il y a  l'interdiction pour celui qui craint cela de rajouter au-delà d'une ".

Et dans l'explication du Coran de Al Baghawi ce qui suit: " {et si vous craignez} si vous avez peur, et d'autres ont dit: si vous savez {de n’être pas juste}, entre vos quatre épouses, {alors une seule} c'est-à-dire épousez une seule. ([5])

Le cheikh Abdourrahman As Sa'di a dit dans son explication :" ceci lui est seulement autorisé s’il est sûr de lui de ne pas tomber dans l'injustice et la partialité, et qu’il est confiant qu'il puisse garantir leurs droits, mais par contre s’il craint de manquer à cela, qu'il se limite alors à une seule’’ ([6]).

L'obligation de l’équité et la justice a toujours été l'avis des savants musulmans autrefois et aujourd'hui, et nous avons comme exemple de cela le livre de fatwas de cheikh Mohammed ibn Ibrahim dans le chapitre du mariage quand une question lui était parvenue de l’Inde sur :

Le jugement de celui qui se marie à une deuxième femme alors qu’il en a déjà une ?

Il répondît : il est permis à un homme de se marier à une seconde femme malgré la présence de la première femme, mais par contre il se doit d’être équitable entre elles, et ne doit pas pencher vers l’une d’entre elles par rapport au partage, les dépenses, l'habillement ou d'autres choses parmi les éléments obligatoires, il doit aussi dédier un jour et une nuit pour chacune d’elles afin de passer la nuit et résider avec elle, et chaque épouse doit avoir ce que l'autre détient". ([7])

Cet avis avec ce qu’il contient comme clarification sur le jugement de la polygamie et l'obligation de l'équité, nous explique en même temps le sens de cette équité.

Cette équité qui est la condition nécessaire de la polygamie en islam est: l'équité dans le traitement,  dans les dépenses, la résidence et la cohabitation, il ne doit pas donc favoriser l’une d'elles d’une parmi les choses qui ont étés évoquées auparavant sans en faire bénéficier l’autre. Et c’est cela qu’a confirmé le Prophète, louanges et salut d’Allah sur lui, en disant : " si un homme a deux épouses et n'a pas été équitable avec elles, viendra le jour de la résurrection avec sa moitié du corps penchée" ([8])

Mais par contre l’équité au niveau des sentiments du cœur ou bien l’affection au fond de soi et l’amour qui bien entendu n'affectent pas dans, l’équité au niveau du traitement, les dépenses, la cohabitation, n'est pas exigée car ces choses sont indépendants de la volonté de l’homme et il n’a aucun pouvoir dessus. On voit cela à travers la vie du plus grand exemple d’équité qu'est connue l'humanité qui est notre prophète Mohammed, louanges et salut d’Allah sur lui, celui dont la réelle équité a été de mise entre ses femmes – qu’Allah les agrée -mais malgré cela il aimait A'icha plus que les autres - malgré l’équité dont il faisait preuve avec ses femmes- il disait: " Ô Allah, ceci est mon partage sur ce dont je contrôle, ne me blâme pas sur ce que tu contrôle et ce dont je ne contrôle pas". ([9])

Ceci étant l'équité impossible à l’homme d'appliquer qui est l'équité incorporelle portant sur l'amour et le penchant du cœur, c’est ce dont il s’agit dans la parole du très haut :{Vous ne pourrez  jamais être équitable entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux} [Les femmes :129]

Ceci étant la première partie du sujet qui est que: l’Islam a été précédé par toutes les religions célestes en ce qui concerne la législation de la polygamie, on peut déduire cela dans le récit rapporté par Al Boukhari concernant l’histoire de Souleymane, paix sur lui, où il est évoqué qu’il a fait le tour de ses femmes en une seule nuit et elles étaient plus de cent. Donc l'islam n'a pas instauré la polygamie mais a tout simplement plafonné le nombre permis d'épouses au nombre de quatre et l’a autorisée sous la condition de l’équité.

La deuxième partie de ce sujet est: qu'elle est sa sagesse? Ou pourquoi l’islam l’a légiférée ?

Ceci devient plus clair si on se rappelle que l’Islam est un système pour l'être humain. Un système réaliste et positif qui est en conformité avec la nature de l’homme et sa formation, en conformité avec sa réalité et ses besoins vitaux, en conformité avec les conditions de sa vie qui évoluent en tous lieux, périodes et situations.

C’est un système qui ne se repose pas sur le pédantisme absurde, ni sur une intelligence délitescente, ni sur un idéal vain, ni sur des rêves utopiques, qui vont en contradiction avec la nature humaine, sa réalité et les conditions de sa vie puis qui viennent ensuite s’évaporer dans l’air!

C’est un système qui prend soin de la création de l’être humain, la propreté de la société, il ne permet pas la mise en place d'une vie purement matérielle, qui a pour seule finalité la dissolution des êtres humains, la contamination de la société, sous prétexte de la soi-disant nécessité qui va en opposition avec cette réalité, ce système s’applique plutôt à mettre en place une réalité qui aide à entretenir les êtres humains, la propreté de la société, tout cela en demandant l'effort le plus simple de la part de l'individu et l'ensemble de la société. ([10]).

Si nous rassemblons avec nous toutes ses particularités essentielles dans le système islamique, tout en observant le sujet de la polygamie, que voyons-nous alors?

Nous voyons premièrement : qu’il existe des cas réels dans plusieurs sociétés, passées et présentes, où l'on remarque que le nombre de femmes en âge de se marier est supérieur au nombre d’hommes en âge de se marier, ce plafond concernant ce dysfonctionnement venant toucher quelques sociétés n'a pas connu historiquement un dépassement du nombre de quatre femmes pour un seul homme, ce plafond tourne toujours autour de ce nombre.([11]).

Et les recensements qui se sont fait ou ce font actuellement dans les différents pays du monde prouvent clairement que le nombre du sexe féminin est supérieur  à celui du sexe masculin, ceci est dû à cause du nombre important de naissances du côté filles, et du nombre de décès chez les hommes, par la volonté d’Allah le très haut et son décret, qui est supérieur au nombre de décès des femmes, les hommes sont le combustible des batailles militaires et un nombre important parmi eux meurt en guerre,  à cela il faut ajouter le fait que les hommes sont plus exposés aux accidents que les femmes, en effet ils sortent et se déplacent d’un endroit a un autre à la recherche de moyens de subsistance, Ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour trouver de quoi survivre au quotidien, ce qui fait qu’ils sont les plus exposés aux maladies et à la mort, alors que pendant ce temps les femmes sont dans leurs domiciles familiaux.([12]).

Et parmi les facteurs qui aggravent la situation et accentue la différence le fait est que certains hommes ne se marient pas à cause des circonstances économiques qui se traduit par l’incapacité des hommes à fournir les dépenses nécessaires afin de fonder une famille.

Comme aussi certains d’entre eux retardent le mariage jusqu'à un âge avancé afin d'améliorer leur situation financière et être en mesure de subvenir aux besoins de la femme qui sera sous sa responsabilité et les enfants qui leur seront donnés, ce qui est tout à fait le contraire chez les jeunes filles qui sont déjà prêtes pour le mariage en étant très jeunes.(13)

Comment pouvons-nous soigner ce fait qui est réel et qui son incidence se répète sous différents aspects. Cette réalité dont sa dénégation est inutile?!

Allons-nous le soigner en remuant les épaules?! Ou bien en le laissant se soigner lui-même? Selon les circonstances ou les coïncidences?!

Certes le remuement des épaules ne résout pas un problème! Comme aussi laisser la société soigner cette réalité avec ce bon ce qu'il convient ne peut être dite par une personne sérieuse! Qui se respecte et respecte la race humaine!

Il faut donc forcément une organisation, et forcement des mesures…

Nous nous trouvons alors confrontés à trois possibilités suivantes :

Que chaque homme qui est en âge de se marier se marie avec une femme en âge de se marier, puis restera une ou plusieurs femmes célibataires, selon le niveau de dysfonctionnement réel, passeront leur vie sans connaitre un homme!

 

Que chaque homme qui est en âge de se marier épouse une seule femme un mariage légiféré et propre, puis vient entretenir des rapports hors mariage avec une ou plusieurs de ces femmes qui ne sont pas mariées, et ses dernières entretiennent des rapports avec un amant et un intime dans l’interdit et dans l'obscurité.

 

 

Que tous les hommes ou certains parmi eux hommes se marient à plus d’une femme, et que l'autre femme connaisse l'homme en tant qu'épouse honorable en toute clarté sans être une amie intime ou une amante en étant dans l'interdit et l'obscurité!

La première possibilité est contraire à la nature humaine, et à l'énergie, en la comparant à la femme qui ne connait pas d’homme dans sa vie.

Cette réalité ne doit pas être repoussée par ces gens qui prétendent que la femme peut se passer de l’homme en travaillant et en cherchant le profit, car le sujet est beaucoup plus profond que ce que croient ces gens ne connaissant que la superficialité des choses, pédants, soit disant intelligents et qui sont ignorants de la nature humaine.

Mille travaux et mille profits ne sauraient dispenser la femme de ses besoins d'une vie naturelle et humaine, que ça soit les besoins corporels et instinctifs et les besoins de l’âme et de l’esprit, en cela la tranquillité et l'amabilité qu'elle trouve auprès de son compagnon, l’homme effectue quant à lui le travail et trouve les moyens de subsistance, mais cela ne lui suffit pas, il effectue donc les efforts pour trouver une épouse, il en est de même pour la femme -dans ce cas- puisque les deux sont issus d'une seul être!

Et la deuxième possibilité est contraire aux directives d’un Islam propre, contraire aux principes d’une société musulmane saine et contraire à l’honneur humain de la femme.

Et la troisième possibilité…est celle choisie par l’Islam, choisie par une législation sage afin de faire face à cette réalité devant laquelle il est inutile ni de remuer les épaules, ni le pédantisme et ni les revendications.

Elle le choisit car cette possibilité est réaliste et positive et traite la situation de l'être humain en tant que tel – en restant en accord avec sa nature et les circonstances de sa vie -, et en cultivant l'être propre et la société pure.

Elle le choisit car avec sa méthode il tire l'être humain d'un très bas niveau et en empruntant un chemin ascendant il l'élève à un haut sommet avec simplicité, douceur et réalisme!’’ ([14])

‘’Si le système de la polygamie pour une circonstance ou une autre impose à la première femme d’accepter l’arrivée d’une autre épouse, il ne la prive pas d’être la maîtresse de sa maison et celle qui gère ses affaires, l’Islam donne le droit donc à chaque femme mariée le droit de disposer d’une maison indépendante et ne donne pas le droit à l’une des femmes d'avoir le contrôle sur les autres. ([15])’’

Il y a certains savants de la jurisprudence islamique qui voient que la femme a le droit de poser comme condition lors de son mariage qu'il ne se marie pas à une autre femme, si une fois le mariage accompli il s'avérerait que le mari ne respecte pas cette condition, il est de son droit de demander le divorce, et si elle n’a pas  posée cette condition lors du contrat de mariage, elle a le droit de demander le divorce si son époux venait à manquer à une de ces obligations envers elle ou bien a commis un quelque dommage à son égard. ([16])

Nous sommes tous d’accord ici sur le fait qu’une femme partageant le même mari avec une ou plusieurs autres femmes n'est pas forcément une chose qui la conforte et qui lui octroie le bonheur qu'elle vise dans sa vie, mais le tort qu'il pourrait y avoir sur la femme partageant le même mari avec une ou plusieurs autres femmes est beaucoup moindre que le tort qu'elle subirait en restant sans mariage ([17])…celle donc qui est vexée que son époux se marie à une seconde femme et réprouve cela, il se pourrait demain qu'elle le souhaiterait et en serait satisfaite dans le cas où elle serait divorcée de lui ou bien serait veuve.

Nous observons deuxièmement que dans les sociétés humaines d'autrefois et de nos jours, hier, aujourd’hui, demain et ceci jusqu'à la fin des temps, une réalité dans la vie des humains qu'il n'y a nul possibilité de la nier ou bien l'ignorer, nous voyons que la période de fertilité chez l’homme s'étend jusqu'à l’âge de soixante-dix ans ou plus tandis que chez la femme elle s’arrête à quarante ans, et chez certaines quarante-cinq ans, mais la majorité d’entre elles tourne autour de cinquante ans. il y a donc chez l'homme en moyenne vingt ans parmi l'âge de fertilité n'ayant pas trouvé preneur dans la vie de la femme, et il n’y a nul doute que parmi les objectifs dans l'existence des différences entre les deux sexes et leur réunion, l'extension de la vie par la fertilité et la fécondité, mais aussi le peuplement de la terre par la reproduction et la propagation.

Il ne fait donc pas partie des choses étant en accord avec la conception générale de l'instinct naturel humain qui est, d'interrompre la vie, et cela en ne fructifiant pas la période de fertilité supplémentaire chez l'homme, mais par contre ce qui serait en accord total avec cette réalité naturelle serait de, promulguer la législation – établie pour l'ensemble des environnements à toute époque et dans toute situation –, qui serait non imposée à chaque individu mais servirait à faire instaurer un champ général propice qui répondrait à cette réalité naturelle et permettrait à la vie de l'utiliser au moment approprié…c'est la compatibilité entre la réalité naturelle et entre le sens d'orientation de la législation qu'on remarque toujours dans la législation divine.

Une chose que l'on ne trouve pas dans  les législations humaines, car les avis humains limités n'y prêtent pas attention, et ne sauraient prendre en compte l'ensemble des circonstances proches ou lointaines, aussi ils n'observent pas les choses dans tous ces aspects et ne prennent pas en compte l'ensemble des éventualités.

Et parmi les réels cas de figures liés – à la réalité citée auparavant – c'est ce que nous observons parfois chez l'époux qui est, la volonté d'accomplir son rôle naturel, avec en contrepartie la non volonté de l'épouse - soit à cause de l'handicap de l’âge ou bien de la maladie – tout en ayant chacun la volonté de faire durer la relation conjugale et tout en détestant en même temps la séparation, comment pouvons-nous alors faire face à ce genre de situations ?!

Allons-nous l'affronter en remuant les épaules, et laisser chacun des époux se frapper la tête contre le mur ?! Ou bien l'affronter avec du pédantisme vain et sur de l'humour absurde?!

Certes le remuement des épaules comme nous l’avons dit auparavant ne résout pas un problème. Mais aussi le pédantisme et l'humour ne s'accordent pas avec le sérieux            de la vie humaine et ses réels problèmes...

Là nous nous retrouvons - une fois encore - face à une des trois possibilités :

Nous muselons l’homme et l'empêchons de pratiquer son activité instinctive en utilisant la force de la législation et l’autorité ! Et en lui disant : ô homme honte à toi! ceci est indigne, et n’est pas compatible avec le droit de la femme qui est auprès de toi, ni avec son honneur!

 

Nous divorçons cet homme et le laissons fleurter et fréquenter qui il veut parmi les femmes.

 

 

Nous autorisons la polygamie à cet homme et nous évitons le divorce de la première femme.

La première possibilité..est contraire à la nature humaine et au-delà de ce qu'il peut supporter, elle est aussi contraire aux capacités nerveuses et psychiques de l'homme. le résultat direct serait - si nous le contraignons en usant de la loi ou en usant d'autorité- de détester la vie de couple qui lui fait endurer cette épreuve, lui faire subir le calvaire de cette vie. C'est ceci que prohibe l’Islam, lui qui fait de la maison une cohabitation, et de la femme une amabilité et un habillement.

La deuxième possibilité est contraire au sens d'orientation de l'islam en ce qui concerne les mœurs et contraire à sa méthode en ce qui concerne l'amélioration de la vie humaine, son élévation, sa purification afin qu’elle devienne convenable à l’homme, qu’Allah a d'ailleurs honoré par rapport à l’animal !

Et la troisième possibilité...est la seule qui répond aux réels instincts nécessaires naturels, elle répond aussi à la conception de l'islam concernant les mœurs, elle préserve aussi la première épouse en restant sous sa tutelle, elle réalise la volonté du couple à faire perdurer la cohabitation ensemble et à conserver leurs souvenir, et elle facilite à l’homme sa progression avec douceur, facilité et réalisme.

Une chose comme ceci arrive dans le cas où l'épouse serait stérile, avec la volonté naturelle de l'époux à avoir une progéniture. Puisqu’il aura devant lui deux chemins et non trois:

Qu’il la divorce et la remplace par une autre femme qui répond à l'envie naturelle de l’homme pour une progéniture.

 

Qu’il se marie avec une autre femme, et reste en couple avec la première épouse.

Des gens certes viennent blaguer parmi les pédants en prévalant le premier chemin. Mais quatre-vingt-dix-neuf épouses – au moins – parmi les cent maudiront celui qui indique à l'époux ce chemin! Ce chemin venant détruire leurs foyers sans alternative visible – il est difficile de trouver un stérile où sa stérilité a été vérifiée ayant le désir de se marier – on trouve souvent que l'épouse stérile a de l'attachement et de l'apaisement envers les petits enfants, des enfants qui sont apportés par l'autre épouse, qui mettent donc dans la maison de l'ambiance et de la joie malgré sa tristesse du à sa privation personnelle. ([18])

Il se peut que l’homme ait une forte envie de multiplier sa progéniture et que les enfants nées de sa première femme soient peu nombreux, l’homme se marie alors dans ce cas à une autre femme pour réaliser cette noble envie que le messager d’Allah, louanges et salutations d’Allah sur lui, a recommandé dans sa parole : " mariez-vous à celle qui est aimable et fertile, car je me vanterais que ma communauté soit la plus nombreuse auprès des prophètes" ([19])

Ou bien que l'homme voyage beaucoup à cause de son travail, et que son séjour hors de son pays soit long, et de ce fait il ne peut pas prendre son épouse avec lui chaque fois qu’il est appelé nécessairement à voyager, et en l'état naturel des choses il sera confronté à deux choses afin d'assouvir son besoin naturel qui est le rapport charnel:

Le premier: est de chercher une femme pour entretenir des rapports avec elle et cela d'une manière non légiférée

Le deuxième: il se marie avec une deuxième femme et cohabite avec elle d'une manière légiférée, et qu'il ait la capacité physique et économique. Et sans aucun doute, le deuxième choix est la meilleure solution et la plus optimale pour résoudre son problème, car dans le premier choix il y a la propagation de l'obscénité et la perversité. ([20])

Comme aussi le système de la polygamie soigne certains problèmes humains et contribue réellement à les résoudre, parmi elles :

A– une femme dont son mari est décédé avec des enfants à sa charge, l’Islam recommande dans ce cas à l’homme de se marier à cette femme pour deux raisons importantes; la première d’entre elles : préserver la chasteté de la femme et son honneur dans une maison où elle trouvera la tranquillité, la quiétude ainsi que tout ce qu'elle aura besoin parmi les exigences de la vie.

La deuxième : le parrainage de ses enfants orphelins et leur prise en charge. Le messager d’Allah, louanges et salutations d’Allah sur lui, a dit à ce sujet : " Celui qui adopte son enfant orphelin ou un autre, moi et lui seront comme celles-ci au paradis". Malik ( le rapporteur du récit) a indiqué le majeur et l’index.

B- Une femme nait en n'étant pas forcément belle ou bien ayant un défaut physique, et bien entendu elle n’est pas responsable de sa création, avons-nous le droit de l’empêcher de jouir des bienfaits du mariage et d’avoir des enfants ? La réponse est que nous en avons pas le droit, d'ailleurs l’islam motive les croyants et les encourage à se marier à des femmes comme celle-ci, et faire entrer la joie et le sourire à son cœur.

C- Une femme pour des raisons quelconques est restée célibataire, jusqu'à arriver à un âge avancé tout en ayant toujours l'envie de se marier, la meilleur chose évidemment pour elle serait de se marier à un homme qui est déjà marié à une autre, il comblera alors le vide dans sa vie et atténuera sa solitude, au lieu de rester le reste de sa vie célibataire. ([22]).

Et de toute manière où que nous allions afin d'observer la réalité de la vie avec ces situations dans la pratique, qui ne sont pas soumises au pédantisme, ni se conforment aux blagues, ni se reposent sur de l'humour absurde et à la sottise qui viendrait se fondre dans les situations fermes et sérieuses, nous observons que les aspects de la sagesse divine à travers cette législation sont commandés par: ( l'équité )  

{ Il vous est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice} [Les femmes : 3]

La législation de la polygamie est une réponse donc aux demandes de la réalité des instincts naturels et aux réalités de la vie, elle protège aussi la société contre tout basculement – sous la pression des instincts naturels nécessaires et les différentes réalités - vers le libertinage et l'ennui…la condition ( l'équité ) protège la vie conjugale contre le désordre et tout dysfonctionnement, elle protège l'épouse contre l'oppression et l’injustice, et il protège l’honneur de la femme afin de pas être exposée au moqueries sans nécessité absolue et ni pour une complète précaution.

Si une génération parmi les générations s'égare en utilisant la législation de la polygamie comme un prétexte afin de rendre la vie conjugale un théâtre de plaisirs animaliers, sans prendre en compte l'équité, et sans s'occuper de la responsabilité de la prise en charge familiale ! Cela n'est pas l’islam, bien au contraire ceux-là n’ont pas saisis le sens de son essence pure et noble.

A travers ceci nous comprenons donc clairement que toute sagesse et tout bienfait sont établis et existants dans toute législation divine, que l’être humain les ait saisis ou pas, à travers les courtes périodes de l’histoire humaine ou à travers la connaissance limitée de l’homme!’’([23])

Et en conclusion:

Gustave Lebon a dit : Certes le système de la polygamie est un système bon, il élève le niveau de comportement dans les communautés qui la pratiquent, il renforce les liens familiaux et il procure à la femme le respect et un bonheur qu’elle ne trouve pas en Europe’’ ([24])

Et Bernard Shaw a dit : Certes l’Europe sera obligé de revenir à l’Islam avant la fin du vingtième siècle qu’elle le veuille ou pas’’ ([25]).

Et une écrivain anglaise dit dans un journal ( les richesses de Londres ) : le nombre d'errantes parmi nos filles a augmenté et le mal se généralise et les chercheurs ont indiqué ces causes, si j'étais une femme que tu vois entrain d'observer ses filles, alors que mon cœur se brise par apitoiement pour elles et par amour, mais en quoi ma tristesse, ma douleur et mon choc leur sera bien utile, même si tout le monde s’associent à moi, car cela ne sera d’aucune utilité seulement si on s'active afin d'empêcher cette situation immonde.

Quel personne fut il ( tuus ) puisque il a observé la maladie et a prescrit le remède garantissant la guérison: qui est le fait d’autoriser l’homme à se marier à plus d’une femme, ainsi par ce biais le fléau disparait, et nos filles deviendront des maîtresses de leurs foyers, le grand fléau donc parmi les fléaux est le fait d’obliger l’homme Européen à se contenter d’une seule femme, car cette limitation a fait en sorte que nos filles soient errantes, et les a jetées à solliciter le travail des hommes, le mal ne cessera de s'accentuer s'il n’est pas autorisé à l’homme de se marier à plus d’une femme !

Quelle idée et imagination s'empare des hommes mariés ayant des enfants hors mariage qui sont devenus une corvée, une charge et une honte pour la société humaine, si la polygamie était donc autorisée, ces enfants et leurs mères ne seraient pas dans la souffrance et l’humiliation dans laquelle ils sont, leur honneur et celui de leurs enfants auraient étés préservés, car certes la concurrence de la femme aux hommes nous expose à la destruction, Ne voyez-vous pas que la façon dont a été créé la femme prouve qu’elles ont des devoirs qui ne sont pas ceux des hommes et que les hommes aussi ont des devoirs qui ne sont pas les leurs, en autorisant donc la polygamie chaque femme deviendra maîtresse de son foyer et une mère porteuse d'enfants légitimes) ([26])

Et le meilleur pour la fin…il nous est apparu clairement après avoir exposé le sujet de la polygamie en Islam, la grandeur des législations islamiques, et qu’elles ont honoré la femme, et ont élevé sa valeur et son statut, puisqu'elles elles sont venus avec des législations (justes) compatibles avec les circonstances de sa vie, et les changements auxquels elles est confrontée dans les différentes périodes de son existence, et même les changements liés à ses sentiments et sa psychologie!

Les législations de l’islam avec leur perfection et leur miséricorde, leur simplicité et leur facilité, permettent donc à l’homme de s’épanouir en tout lieu et en tout temps, et lui permettent de vivre une vie plaisante et paisible, tout cela parce qu’elles viennent d’Allah le sage et le savant, le compatissant et le parfaitement connaisseur.